Les brumes du Caire de Rosie Thomas


Résumé :

Ruby, une adolescente en pleine rébellion, vient chercher refuge au Caire dans la vieille maison d’Iris Black, sa grand-mère de 82 ans qu’elle connaît à peine.


Alors que tout les oppose, un lien étonnant s’établit lentement entre elles tandis que Ruby aide Iris à se remémorer ses souvenirs du Caire scintillant et cosmopolite de la Seconde Guerre mondiale. Elles retracent ainsi peu à peu l’histoire du grand amour d’Iris – l’énigmatique capitaine Alexander Molyneux – que les ravages du conflit lui ont arraché.


Déterminant dans la vie d’Iris, dans celle de sa fille et de sa petite-fille, cet amour perdu les affectera à nouveau, toutes les trois, d’une façon qu’elles n’auraient jamais imaginée.


Mon avis :

Je me suis régalée  ! L’auteure a su me plonger dans les rues du Caire avec une telle facilité que j’ai refermé ce livre avec difficultés  !


Rosie Thomas nous dépeint la vie d’Iris à travers des souvenirs qu’elle essaie tant bien que mal de préserver. Mais l’arrivée inopportune de sa petite-fille Ruby va bouleverser sa solitude en partie responsable de ses pertes de mémoire. Le lien n’existe pas entre ces deux femmes. Iris s’est toujours tenue à l’écart de sa famille et a consacré une grande partie de sa vie à sauver celle des autres.


Très attachée à son passé du temps de la Seconde Guerre mondiale, elle replonge dans ses souvenirs dès qu’un filament de ceux-ci se manifeste. À travers ces derniers, l’auteure nous dresse un tableau du Caire rempli de fêtes, de somptueuses soirées, mais aussi de moments de combats avec le tragique destin des soldats. Les détails sont tellement précis d’un point de vue historique et descriptif que nous nous immergeons sans peine dans cette ville qui a connu une grande évolution.


Cette rencontre et la narration de ces événements vont permettre à la jeune Ruby de se remettre en question et de se recentrer sur l’essentiel. Quoi de mieux que l’Histoire pour faire mûrir les esprits  ?


Ce roman est très immersif. La plume de l’auteure est délicate et douée de précisions. Je regrette simplement qu’il n’y ait pas de notes de références à la fin du livre. La traversée de la dépression de Qattara et les combats ennemis menés par Rommel font partie des souvenirs relatés par personnage principal et cela donne une dimension réaliste à l’histoire.


Même si ce livre est actuellement disponible qu’en version numérique, il vaut la peine de se pencher dessus.